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Le vampire qui craignait la lumière

Je suis là à écouter ce morceau de Miles Davis passer au dessus de ma tête, m'envelopper dans cet atmosphère teintée d'émotions, des émotions puissantes, je regarde par la fenêtre, la rue éclairée par ce réverbere, le silence tout au moins le son de la ville au loin... Un passant marche les mains dans les poches, ses talons rythmant son passage, une voiture passe, et puis à nouveau le silence, moi-même pensant, le piano entammant son solo mélancolique, et puis le saxophone revient, cet ami toujours compatissant..
Je me vois en demi reflet dans la vitre. Les lumières scintillantes me rappelant cette vie au dehors, et ce vide ici à l'interieur, un garçon qui rêve de voyages et d'évasions, du monde, d'ailleurs... L'ombre ne lui fait pas peur, non, c'est plutôt l'ombre qu'il a su apprivoiser, une apparente banalité qui le protège et le met à l'abris de la lumière, une étrange légèreté qui passe pour du superficiel, et pourtant... une exaltation qui se sera jamais entière, quelque chose qui empêchera toujours d'être M. Tout-le-monde. Je ne peux pas être ce que je voudrais être. Bien-sûr je peux m'offrir un droit, mais je n'aurai pas l'égalité. Une autre voiture passe et me rappelle où je suis... oui c'est bien la réalité.
Allez petit garçon, ferme les yeux, respire pronfondément, et renferme toi encore pour ce soir dans ce monde imaginaire que tu affectionne tellement... Cette bulle où tes idéaux sont encore vrais, où tes rêves ont encore une chance, où tes sens ne te trahissent pas, et où tu peux penser à l'avenir avec le sourir aux lèvres... vole vers le pays lointain mon ange, vole, mais sourtout, n'ai pas peur de la lumière de demain...

# Posté le dimanche 15 novembre 2009 18:19

Automne Hiver 2009/2010

Automne Hiver 2009/2010
C'est l'heure du changement, celui qui se faisait attendre, celui qu'on espère depuis quelques temps. La saison plus fraiche s'avance dans un voilage plus blanc et plus pur, peut être l'occasion de penser à autre chose, de s'aventurer vers des lignes plus simples et moins superflues. Le crème est également associé cet hiver, peut être au détour d'un café ou d'un pub d'ailleurs. La capuche est elle aussi un pillier fondamentale, à l'abri du froid, elle mettra vos pensées dans une alcôve, le temps de reflechir, le temps de penser.
Un manteau comme il conviendrait pour s'élever, prendre du recul, une convenance que seul le passionné ne peut s'autoriser. Un élan Slim peut incommoder le pas décidé d'une ombre qui ne recule jamais, mais au plus pres des chevilles il saura préserver vos "talons d'Achile" du gel vicieux et ternis du trottoir pour mieux sautiller dans de plus belles enseignes. Un regard léger et les mains dans les poches, l'air sec de ce Sweet November et la magie des Days of December nous portera surement vers cet horizon qui, soit disant, ne connait aucune ligne...

# Posté le lundi 21 septembre 2009 08:14

Album incotournable

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# Posté le mercredi 02 septembre 2009 16:12

Les temps modernes...

Les temps modernes...
2009 est l'année de la crise, on l'aura compris, mais ici on passe. A vos trousseau messieurs, car la mode est à l'ouverture. L'ouverture oui, mais en avant. Car les flashs back argentiques et poussièreux encombrent. Si le renouveau a toute sa place dans cette année-remise, le re-ancien n'existe plus. L'innovation est à son comble (cf Sarkozy et l'appel grand public) et le rétro dépassé. Le post-présent s'enclenche désormais dans un élan de 3/4 plissé praline pour les dames, plus étriqué sur satin noir pour les messieurs.
Souvenirs-souvenirs reste en mémoire, mais on préfère désomais le self-high plutôt que le self-low grâce à la tendance ébouriffante du made in France. La saison s'annonce étéroclyte et haute en couleur, véritable démangaison d'activités nouvelles et pré-occupantes, et l'amélioration des amitiés exponentielle, voire erectile.
Le pourquoi du comment, d'accord, soyez-le, mais ne nous emmerdez pas avec ça. Au placard les explications et autres simagrées de la bonne conduite et des faux plans, un bon vêtement vaut toutes les modes comme il dirait... En conclusion, respirez donc un bon coup et ne vous justifiez pas, foncez....

# Posté le mardi 23 juin 2009 20:30

Modifié le mardi 23 juin 2009 20:43

Deux rythmes plus un homonyme

Deux rythmes plus un homonyme
Il y a bien certain soirs où, malgré le bruit et la foule au dehors, l'envie de rester chez soi se fait sentir. La jungle est dense, les fougères verdoyantes. La pluie frappe mon carreau, un mug fumant sur le coin du secrétaire, des notes froissées, d'autres jetées. Il cours sans trébucher, évitant les plantes et les fossés. L'appel du je ne sais comment l'appeler se manifeste, il est 2:53am, la frénésie m'emporte au plus éloigné du censé. Il est poursuivit par un homme, une manchette à la main il tente de se frayer un chemin. Je regarde par la fenêtre, la rue semble si calme, un silence presque assourdissant, chaque seconde témoigne d'une lattente anguoisse. Il arrive au bord d'un précipice, le choix de sauter de l'autre côté ou bien de se cacher. Je bois une gorgée de ce thé indien, je crois bien que c'est de la cardamone, le brevage danse dans ma gorge. Il doit prendre du recul, de la distance lui permettra peut-être d'atteindre l'autre côté. Je ressers le plaid autour de mes épaules, l'écran d'un téléphone inérte ne reflète que mon propre reflet, ma tête cogne. Il s'acroupis, pose une main à terre, et tape son coeur en pensant à lui. Des images en flash m'apparaissent, les premiers gestes, le regard complice, un sourir, l'odeur de l'inconnu. Il entends le bruit se rapporcher, lance un regard furtif au derrière, et devine un homonyme. Devant moi la page blanche, et cette barre en attente clignottante, pas un mot ne me vient, pas même un son. L'intrus se tient là derrière lui, l'âme d'un passé-présent refletant le besoin d'un changement certain. Je ferme les yeux, je vis de voyage je rêve d'ailleurs, de nouveaux paysages et de nouvelles odeurs, peut-être un message, je porte le dhoti kurta et regarde au lointain bonheur. Il regarde devant lui, et dans un effort confiant, il cours, inclinant son corps vers l'avant, il appuie sur ses jambes et s'envole en balançant ses bras. J'hésite à commencer mon texte sans couleur, le premier mot se doit d'être accrocheur, une sorte de nouvelle étape. Le vent souffle contre son corps, pas un vide inconnu ne l'atteinds, il attéris de l'autre côté à pieds joints. "Nous" commençais-je à écire, ces quatre caractères rompant avec le précédent. Il regarde derrière lui, plus rien, regarde devant lui, destin. Je ne m'arrête plus, les mots commencent à venir au milieu de mes mains. Il reprends son souffle, s'essuie le front, et continue son chemin. Je sauvegarde mon écris, pense à lui, et puis demain.

# Posté le dimanche 21 juin 2009 21:41

Un style extra light

Un style extra light
La dernière Vogue de la rue s'avère paraitre plus préoccupante que l'actuelle grippe H1N1 A, ou même plus présente que les discours du 6 juin derniers... de quoi voir chanter Beyonce "Oh Oh Stop". Le Never Hide redoutable dont tout le monde murmure la tendance summer 2009, présent depuis presque deux générations dans nos tirroirs, ressorti pour l'occasion de cette merveilleuse saison printemps/été plus qu'ensoleillée pour bannir les UV.
Un jean taille 38 chez les hommes, un jean sac d'os chez les femmes, slim ou Slimmy de préférence, derby vernies et écharpe rayée plongeante, le teint blanc, une Lucky en coin. Ressortez vos modèles de guerre messieurs et mesdames, car la tendance Aviator ou son petit cousin Ray-Banner, bannissant ainsi les rayons de notre feu soleil, reviennent. Une tendance à laquelle la foule s'agglutine comme abeilles en mal de floraison.
Mais la politique d'écrémage tant désirée est-elle respectée ? La Converse des Sunglasses façon Wayfarer de James Dean se vend tellement qu'il devient presque affligent de ne pas en avoir vu au cours d'un après-midi shopping au centre. Mince alors ! La lunette pas chère de l'armée de MacArthur s'est vu offrir un rang sociétaire élevé et à un prix élevé... Une marque ! et oui ! Pour ceux qui n'aiment pas ça, mesdames messieurs, vous êtes en plein dedans. Plus qu'un style atypique, une appartenance au global, sans détour la prétention du me voyez-vous sans que je vous vois...

# Posté le mercredi 10 juin 2009 05:55

L'égoïsme d'exception

L'égoïsme d'exception
Dans un endroit comme Paris, tout nous parait étranger. Surtout quand on va dans des endroits étrangers. Tout le monde s'ignore, se marche dessus, vit indépendamment de tout, et mène sa vie comme bon lui semble. Pourtant depuis notre plus jeune enfance, on nous apprends à être poli, à dire "merci" à la dame, à s'excuser quand on bouscule un jeune homme, enfin jusqu'à un certain point, ou encore à ne pas se jeter au coup d'un ancien ami et l'etrangler, même si il nous saoule "grave". Quel est le rapport aujourd'hui ? La société actuelle veut-elle vraiment que passé un certain age, plus ou moins alcoolisé pour certain que pour d'autres, nous nous tournions vers nous-même, pour enfin nous dire "merde à tout le monde, je fais ce que je veux" ? Les hommes sont étrangers entre eux, mais aussi étrangers face à leur passé donc. La vie ne serait donc pas un long fleuve tranquille avec un début et une fin, mais plutôt ces genres de chutes du Niagara avec une sérieuse faille au milieu que l'on peut voir sur Arte l'après midi au lieu d'aller se rafraichir chez Starbucks. Certes il faut pouvoir mener sa vie comme bon nous semble, mais est-ce là la cause du déni tant vanté pas ces frenchy-titis parisiens ?
Un soir dans la semaine j'ai diné avec John (nom d'emprunt). Je l'écoutais me décrire sa vision des choses, à savoir sur ce que j'appellerais l'égoïsme d'exception. "Les gens standards ne sont pas intéressants dans le fond", m'a-t-il dit. Cette phrase résonne encore dans ma tête tant je l'ai trouvé clair. "Moi ce que je trouve intéressant, ce sont les gens qui peuvent m'apporter quelque chose, qui sont ouverts et vrais dans leurs paroles" ajoute-il. Et puis j'ai compris.. J'ai compris qu'il avait raison ! Ce n'est pas un mauvais égoïsme d'écarter le grand entourage pour restreindre à un cercle qui nous entoure beaucoup plus privé et intime. Tout dépend ce que l'on entend par privé et intime. Mais c'est bien là une réelle détermination à évoluer sur une base personnelle grâce à des fondations amicales riches en intensités ! Cette idée m'apparaissait profonde et bien que surprenante, géniale. Ainsi l'homme devrait être un grand omnivore, se nourrissant des meilleurs philosophies pour se construire et surtout pas utiliser un pluriel exponentiel pour se rafistoler... L'égoïsme d'exception est désormais le moyen d'éviter le cannibalisme social en se barricadant derrière un mur doré, peut être le moyen comme le dit K. Lagerfeld de "passer vite comme une apparition sur une glace fine et légère avant qu'elle ne craque".

# Posté le mardi 02 juin 2009 10:30

théorie des contraires: "C'est combien ?" ...

théorie des contraires:   "C'est combien ?" ...
Qui a dit un jour que les contraires s'attiraient ? Dans le monde civilisé dans lequel nous vivons, la plupart des gens sont toujours guidés par leurs instincts. Et donc leur instinct leur dictent leur conduite. Un ressentit envers quelqu'un peu faire fuir voir même donner envie de détruire, même si de fait il s'agit de son amant, sa patronne, ou bien le vendeur de magazine dans la rue. Mais à l'inverse, le caractère moral de quelqu'un se heurte souvent à ses pulsions et bas désirs... Ainsi mon amie M.. avait une politique des plus stricte voire même restrictive à l'encontre des hommes. Il n'était plus rare de l'entendre dire "celui-ci est trop trash", "celui-là montre trop sa queue", ou bien "celui-là est perverti par la débauche morale et physique"... Mais quand viens le moment de faire une escapade "hors limites", je dirais même "hors des chemins battus", et ainsi de venir au beau milieu de Paris, entre Champs-Elysées et Bastille, l'envie subite et exaltante de contacter un merveilleux Apolon dédaigneux macho et musclé lui parut excitante. Malgré que ce soit une relation vouée à coup sûr à l'échec, une espèce d'anti-logique nous pousse à aller en sens inverse, rouler très vite dangereusement sur cette route qu'est l'aventure, pour voir jusqu'où nous sommes prêt à aller.
Roulez jeunesse !
Ainsi à l'inverse du dicton "qui aime bien châtie bien" qui caractérise selon les dires l'amour vache avec un grand V, le "Non-Amour vache" existerait donc pour se lâcher, suivre cette logique-contraire à nous-même. Libérer la pression qui nous comprime dans une monotonie quotidienne, entre manger boulot et dodo, c'est ce que M.. voulait par dessus tout. Peut-être que faire péter le champagne l'aiderait...

Mais à quel prix ?

# Posté le mercredi 27 mai 2009 08:02

Modifié le lundi 15 juin 2009 09:23

A groovy kind of Love...

A groovy kind of Love...
Je rigole trop j'ai mal au ventre
Et puis le silence qui suit

Cette nuit là, si froide
je suis tombé sur un sms
Quelqu'un dans un telephone
Un Sms qui directement
Affirme à son lecteur
Les intentions toujours plus crues
Incompréhensibles

Ces lignes te font frissoner
Elles qui, ne se comprennent pas trop
Et tout délicatement,
Comme pris par la main
Tu sents ton coeur se déchirer
De toutes petites fissures
Des milliers

Tes larmes montent
T'envahissent
Et ton nez commence a s'encombrer
Tu sniffes en cachette, en silence
Et enfin tu laches le telephone
Et tourne la tete
Alors qu'il s'endore

Je rigole trop j'ai mal au ventre
Et puis le silence qui suit

# Posté le lundi 09 février 2009 16:31

Fatigué

Fatigué
Comme des jambes lourdes qui portent le poid du répétitif et du las, une envie de sombrer pour mieux se reveiller, l'energie fuyant de toute part tel un navire abandonné, tout simplement fatigué.

# Posté le samedi 07 février 2009 13:11